Etudes
et résultats
N° 679 • février 2009
Au 1er
janvier 2007, la France comptait 208 000
médecins actifs. Il s’agit là d’un maximum historique, que l’on considère les
effectifs ou la densité de praticiens en activité par habitant. Selon les nouvelles projections de la DREES,
leur nombre devrait baisser de près de 10 % au cours des dix prochaines années.
Au-delà, l’évolution de la démographie médicale dépendra largement des
décisions publiques prises aujourd’hui et de l’évolution des choix individuels
des jeunes médecins.
Les
projections permettent d’éclairer les conséquences à long terme des choix faits
aujourd’hui en matière de démographie médicale. Ceux-ci n’apparaissent que
lentement compte tenu de la durée de formation et du temps nécessaire au
renouvellement des générations.
Un scénario
de référence, dit tendanciel, a été réalisé supposant un maintien des choix individuels
des médecins à long terme. Dans ce scénario, malgré un fort relèvement du numerus
clausus jusqu’à 8 000 en 2011, le nombre de médecins en activité ne
retrouverait son niveau actuel qu’en 2030. La baisse des effectifs serait moins
marquée pour les généralistes que pour les spécialistes, mais les évolutions
seraient très contrastées d’une spécialité à l’autre.
Trois
autres scénarios permettent d’apprécier l’impact de mesures d’ajustement alternatives
: la réduction du numerus clausus à 7 000, l’augmentation rapide de la part des
postes ouverts en médecine générale aux épreuves classantes nationales (ECN)
jusqu’à 60 %, et une répartition régionale des postes ouverts aux ECN favorable
aux régions actuellement sous-dotées.
Ketty ATTAL-TOUBERT et Mélanie VANDERSCHELDEN
Direction de la
recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)
Ministère du Travail,
des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville
Ministère de la Santé
et des Sports
Ministère du Budget,
des Comptes publics et de la Fonction publique
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